La Commission européenne vient de publier son rapport de suivi final relatif au degré de préparation à l’adhésion à l’UE de la Bulgarie et de la Roumanie. Ces deux Etats pourront sous certaines
conditions rejoindre l'Union européenne au 1er janvier 2007.
Le Traité d'adhésion signé en avril 2005 prévoyait que la Bulgarie et la Roumanie adhéreront le 1er janvier 2007 sous réserve que le Conseil ne décide sur recommandation de la Commission de repousser l'adhésion de l'un ou de l'autre pays jusqu'au 1er janvier 2008. Si la Commission a donné son aval pour l'adhésion de ces deux Etats membres au 1er janvier 2007, elle a jugé utile de rappeler que "À la lumière des conclusions du présent rapport, la Commission, après consultation des États membres, mettra sur pied un mécanisme de coopération et de vérification des progrès réalisés en matière de réforme du système judiciaire et de lutte contre la corruption, le blanchiment de capitaux et la criminalité organisée. À cette fin, des objectifs de référence ont été établis en fonction des circonstances propres à chaque pays."
- L'UE comporte 25 Etats membres
- La Bulgarie et la Roumanie entreront au 1er janvier 2007.
- Des négociations ont été entamées pour l'adhésion de la Turquie et de la Croatie
- L'ex République de Macédoine est également officiellement candidate à l'adhésion depuis décembre 2005. Pour un aperçu de la situation de la Macédoine, cf. rapport du Sénat
Lors du Conseil européen des 15 et 16 juin 2006, le critère de la "capacité d'absorption" a été mis en avant pour juger de la question des élargissements ultérieurs. Le Conseil européen a estimé que "le rythme de l'élargissement doit tenir compte de la capacité d'absorption de l'Union. La Commission est invitée à fournir, au moment de la présentation de ses rapports annuels sur l'état du processus d'élargissement et de préadhésion, un rapport spécial sur tous les aspects qui ont trait à la capacité d'absorption de l'Union. Cette analyse spécifique devrait également porter sur la question de la perception actuelle et future de l'élargissement par les citoyens et tenir compte de la nécessité de bien expliquer le processus d'élargissement à la population de l'Union."
Un large débat sur tous les aspects des élargissements futurs a été programmé pour la réunion du Conseil européen de décembre 2006.
Il faut aussi souligner que le passage à une UE à 27 relancera la question du nombre de Commissaires. cf. note en ce sens du bureau français de la représentation du Parlement européen.
Dans son discours du 8 septembre 2006 prononcé à Bruxelles, devant les Friends of europe et la Fondation Robert Schuman Nicolas Sarkozy propose pour sortir de ces difficultés de definitivement "confier la composition de la Commission à son président. Il a la confiance du Conseil européen et du Parlement, qui l’ont désigné conjointement en fonction du résultat des élections européennes. Il pourrait constituer son équipe librement, à charge pour lui d’obtenir in fine l’approbation du Parlement et du Conseil.
Après tout, c’est sur cette logique que sont constitués les gouvernements nationaux.Naturellement, le président désigné de la Commission devrait consulter les gouvernements nationaux et respecter les équilibres qui sont à la base de l’Union, notamment entre les Etats membres, entre les familles politiques. Mais, in fine, le choix serait de sa responsabilité. Ainsi la Commission pourrait fonctionner comme une véritable équipe autour de son président, et la question de sa composition ne serait pas réglée une fois pour toutes dans l’abstrait mais en fonction des rapports de forces politiques qui s’imposeront après chaque renouvellement et qui ne peuvent être connus à l’avance."
Les autres candidats à la présidentielle n'ont pas encore véritablement pris position sur cette question. Une affaire à suivre!!!



Les commentaires récents